Assises de la régionalisation avancée les 20 et 21 décembre à Agadir  Réunions préparatoires à Laâyoune, Dakhla, Guelmim et Marrakech

Assises de la régionalisation avancée les 20 et 21 décembre à Agadir Réunions préparatoires à Laâyoune, Dakhla, Guelmim et Marrakech

Assises de la régionalisation avancée les 20 et 21 décembre à Agadir

Réunions préparatoires à Laâyoune, Dakhla, Guelmim et Marrakech



Libé, Jeudi 12 Décembre 2019

 

Une réunion préparatoire des Assises de la régionalisation avancée, prévues les 20 et 21 décembre à Agadir, s'est tenue vendredi matin à Laâyoune.
Pour le wali de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, Abdeslem Bekrate, ces Assises réuniront des élus, des responsables politiques et des experts marocains et étrangers,
Une réunion similaire s'est tenue lundi à Dakhla. S'exprimant à cette occasion, le wali de la région Dakhla-Oued Eddahab, gouverneur de la province d’Oued Eddahab, Lamine Benomar, a indiqué que ces premières Assises nationales ont pour objectif de faire le bilan de l'expérience marocaine quatre ans après le lancement du chantier de la régionalisation avancée et de mettre l’accent sur les réalisations, tout en proposant des mesures pratiques concrètes susceptibles d’améliorer la bonne mise en oeuvre de ce projet structurant.
La régionalisation avancée, a-t-il poursuivi, constitue un chantier de réforme structurelle qui contribue à l'accélération du développement local et ce, dans le cadre des principes de coopération, de solidarité et de participation, et des mécanismes de la nouvelle organisation territoriale, en particulier après les échéances électorales communales et régionales de septembre 2015.
Il a ajouté que pour réussir ce chantier, les pouvoirs publics ont adopté une approche participative qui accorde un grand intérêt aux citoyens, aux élus, aux acteurs économiques et politiques au niveau territorial local.
Une autre réunion préparatoire de cet évènement a été également tenue mardi à Guelmim.
Le wali de la région de Guelmim-Oued Noun, gouverneur de la province de Guelmim, Mohamed Najem Abhay, a relevé dans ce cadre que le chantier de la régionalisation avancée, prévue dans la Constitution de 2011, constitue un saut qualitatif pour l'amélioration et la modernisation des structures de l'Etat s'agissant de la gestion territoriale du Royaume, ajoutant que le chantier de la régionalisation avancée est un moyen pour maîtriser le rythme du développement, réduire les disparités et répartir de façon équitable les bénéfices de la croissance et de la richesse ainsi que pour garantir l'implication de la société civile dans la lutte contre toutes les formes de précarité et de marginalisation.
Il a également noté que l'objectif de ce chantier est la restructuration de la gestion territoriale de nature à permettre au citoyen d'exprimer librement leurs besoins dans un cadre institutionnel et à renouveler les missions de l'Etat sur le plan régional.
Quant à la présidente de la région Guelmim-Oued Noun, Mbarka Bouaida, elle a indiqué, à cette occasion, que la régionalisation avancée est un saut qualitatif sur la voie de la consécration de la décentralisation et de la déconcentration administrative et la promotion de la démocratie représentative et participative.
Elle a ajouté que les premières Assises nationales de la régionalisation avancée visent à faire le bilan de ce grand chantier auquel les pouvoirs publics accordent une grande importance et le considèrent comme un choix stratégique pour l'élaboration des politiques publiques selon une approche intégrée.
Organisée lundi au siège du Conseil de la région de Marrakech-Safi, la réunion préparatoire consacrée à cet évènement a été tenue en présence du wali de la région Marrakech-Safi, du président du Conseil de la région, des membres dudit Conseil, des chefs de services extérieurs, des présidents des conseils provinciaux et des membres des Chambres professionnelles.
Lors de cette rencontre, il a été convenu de tenir six ateliers thématiques se rapportant au développement régional intégré en vue de formuler des recommandations pertinentes en harmonie avec les spécificités de la région de Marrakech-Safi, qui seront présentées lors de ces Assises nationales de la régionalisation avancée.
Ces ateliers, qui seront organisés du 11 au 13 courant à la Maison de l'élu, porteront sur «La réduction des disparités territoriales et l'enjeu de la compétitivité et de l’attraction des investissements», «La gouvernance financière des régions» et «La déconcentration administrative et la contractualisation, fondements de la bonne gouvernance pour la gestion de la chose publique au niveau territorial».
Ils seront aussi axés sur «Les attributions de la région : processus de la régionalisation avancée» ainsi que sur «la démocratie participative : un levier pour la mise en œuvre participative de la régionalisation avancée» et «L’administration régionale et le nouveau modèle de gestion».
A noter que la concrétisation du chantier de la régionalisation avancée avait démarré avec les élections d'octobre 2015 et la mise en place des nouveaux conseils régionaux dans le cadre de la loi organique n° 111-14 relative aux régions, promulguées en juillet 2015.

 

Un chantier stratégique

La régionalisation avancée est un chantier stratégique déterminant pour l’avenir du Maroc, où s’enchevêtrent les enjeux en termes de démocratie et de développement durable du pays.
Elle s'inscrit clairement dans le cadre d'un Etat démocratique décentralisé et marque un bond qualitatif dans le processus de démocratisation de la société.
La nouvelle conception de régionalisation requiert des collectivités territoriales élues ayant une légitimité démocratique et dotées des mécanismes nécessaires à même de renforcer la participation des citoyens, hommes et femmes, dans la gestion de la chose publique au processus de prise de décisions, permet d’aider la région de définir ses priorités de développement conformément à la Constitution de 2011 et permet de remédier aux disparités inter et intra-régionales par la mise en œuvre des projets de développement à même de répondre aux préoccupations et attentes des populations en termes de création de postes d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des catégories sociales défavorisées.