Clôture du projet de « revitalisation des chants féminins de Taroudant »

Clôture du projet de « revitalisation des chants féminins de Taroudant »

 

Clôture du projet de « revitalisation des chants féminins de Taroudant »

MAP : 9 novembre 2019 

Taroudant- Le rideau est tombé, samedi, sur le projet de « revitalisation des chants féminins de Taroudant », initié par « l’association Bhayer Dalya », avec le soutien du département de la Culture et le Fonds du patrimoine culturel immatériel relevant de l’UNESCO.

Lors d’une rencontre de communication, organisée à cette occasion, le représentant de la direction régionale du ministère de la culture de Souss-Massa, a mis en avant l’importance du chant féminin roudani, l’une des composantes importantes du patrimoine immatériel riche de Taroudant.

Le paysage culturel et artistique doit accorder davantage d’importance au développement de ce patrimoine culturel, a relevé le responsable, rappelant à ce sujet l’organisation, dernièrement, du premier forum du chant féminin à Taroudant.

Pour sa part, la présidente de l’association « Bhayer Dalya », Hind Hssaini, a passé en revue les différentes étapes de ce projet, dont le coup d’envoi a été donné le 22 décembre 2017, et qui a permis de revivifier cet art ancestral, longtemps jeté aux oubliettes.

Dans ce cadre, a poursuivi la jeune chercheuse, un film-documentaire a été réalisé sur ce patrimoine culturel, outre la publication d’un ouvrage qui rassemble les différents « Mtounes » (paroles) de ces chants féminins, intitulé « L’âme d’Abraz: Trésors de l’Histoire de Roudana ».

Pour sa part, Hassan Naciri, professeur-chercheur et responsable de ce projet, a mis en relief la méthodologie suivie lors de l’élaboration de cette recherche académique, ainsi que les résultats qui ont été partagés avec les artistes-femmes, les chercheurs et les associations œuvrant dans le domaine de la valorisation du patrimoine.

Cette recherche a dressé l’inventaire des différents « mtounes », a affirmé M. Naciri, relevant que ces efforts consentis seront inscrits dans la continuité avec la création à nouveau d’associations pour ces chants féminins, dans la perspective de mettre en place un festival dédié à ce patrimoine immatériel.

Cette rencontre a été l’occasion pour discuter des difficultés rencontrées lors de ce projet, notamment le refus de certaines femmes de témoigner ou de se faire filmer, ainsi que la nécessité d’avoir une connaissance préliminaire de cet art féminin.

A l’issue de cette rencontre, des recommandations ont été élaborées en vue de faire revivre et de valoriser le chant féminin à Taroudant et dans ses régions avoisinantes, et de lui insuffler une nouvelle dynamique en incitant les jeunes filles et les académiciens à s’intéresser à ce patrimoine.